L'Ours blanc ou Ursus maritimus
Longueur : de 2,10 - 3,40 mètres
Queue : 8 - 13 cm
Poids : 400-680 kg
Sociabilité : Solitaire
Statut : Confronté à un risque d'extinction à l'état sauvage élevé à moyen terme
L'ours blanc figure parmi les plus gros mammifères terrestres. Le mâle peut être deux fois plus lourd que la femelle. Il habite les mers couvertes de glace dans l'hémisphère Nord, où les phoques abondent. En été, ils peuvent se déplacer de 100 km à l'intérieur des terres et se nourrir de lemmings, de charognes de caribou ou de boeuf musqué, de lichens, de mousses ou d'oeufs.
L'ours blanc préfère ordinairement les territoires comprenant une combinaison adéquate de banquises, d'eau libre et de terre ferme; la banquise lui sert de refuge et d'aire de chasse, tandis que l'eau lui permet d'atteindre sa proie favorite lorsque, souvent présents en grand nombre, les phoques remontent à la surface; enfin, la terre ferme lui permet de s'abriter, et il peut y établir sa tanière et compléter son approvisionnement alimentaire quand les phoques manquent ou s'il éprouve le besoin de se nourrir de végétaux. C'est un mammifère maritime plutôt que marin, considéré comme indigène de la côte de l'océan Arctique. Il y a ordinairement des phoques annelés dans tout son habitat, mais il ne vit pas dans toutes les régions fréquentées par ceuxci.
L'ours blanc est présent dans toutes les régions côtières de l'Arctique circumpolaire (voir la carte). Bien qu'il fréquente rarement la zone de glace de plusieurs années de la banquise couvrant le centre du bassin polaire, on a déjà signalé sa présence très au nord, à 88º de latitude N. On l'observe parfois plus au sud, comme à TerreNeuve, dans le golfe du SaintLaurent, en Islande et dans le nord de la Scandinavie (Finnmark) les années oé des plaques de glace serrées et de bonne dimension sont charriées par des courants particulièrement forts.
Les trois régions de mise bas les plus importantes au monde pour l'ours blanc sont l'île Wrangel, en Russie, l'île du RoiCharles, au Svalbard, et la région de Churchill, au Manitoba, sur la côte ouest de la baie d'Hudson.
Le domaine de l'ours blanc est en train de fondre
L'Arctique est une des régions de notre planète où le changement climatique sera le plus rapidement visible et où ses impacts seront les plus importants. Les communautés indigènes de l'Arctique ont d'ores et déjà remarqué plusieurs bouleversements : des hivers plus chauds, des printemps précoces, et un amincissement anormal de la banquise. Leurs connaissances empiriques étayent les preuves scientifiques :
- les températures de l'air dans l'Arctique ont augmenté d'environ 5°C en moyenne au cours des cent dernières années
- l'étendue de la banquise arctique s'est réduite d'environ 3% par décennie entre 1978 et 1996
- l'épaisseur minimum de la couche de glace durant l'été a diminué de 40 % au cours des trente dernières années.
Les résultats des simulations informatiques du climat futur ne sont pas unanimes dans les détails, mais tous montrent une tendance nette vers un réchauffement global de l'Arctique, qui entraînera une fonte de la banquise. Les modèles prévoient que d'ici 2080, les glaces marines de l'Arctique disparaîtront complètement durant les mois d'été.
Ces changements fondamentaux et rapides transformeront un écosystème dont la composante principale est le gel. Une légèr modification des températures moyennes faisant passer celles-ci audessus du niveau de congélation entraînera des bouleversements profonds du caractère de cette région. L'Arctique ne sera plus caractérisé par sa banquise couvrant la mer ni par son permafrost stabilisant les terres : il se transformera en une région de mer ouverte et de grandes étendues de terres seront emportées par le dégel. Les conséquences pour toutes les espèces adaptées à l'écosystème arctique tel que nous le connaissons aujourd'hui seront très graves.
pétition pour sauver l'ours polaire ici !
pétition numéro 2 pour sauver les ours polaires !

